Nous avons eu le plaisir de nous retrouver en septembre dernier pour participer au congrès annuel de l'UNPRACSEO à Toulouse, organisé par nos deux charmantes hôtesses Marylène et Agnès, qui se sont acquittées à merveille de cette tâche pas facile, surtout à distance. Histoire de pouvoir se rappeler quelques bons moments, ci-dessous un petit CR de ce séjour,, qui viendra compléter les différents reportages photos publiés sur Facebook. Un lecture simple permet de se remémorer assez fidèlement nos aventures toulousaines. Pour ceux qui souhaiteraient aller plus loin, en étudiant de plus près le sens des textes, n'hésitez pas à décaler les sons, c'est bon pour la santé des neurones. Les phrases contrepétantes sont soulignées, et les parties à permuter figurent en caractères gras. Facile !
Je vous souhaite bonne lecture, et à l'année prochaine peut-être pour de nouvelles aventures.
Michel Bergeret
PARTONS A TOULOUSE !
(Congrès UNPRACSEO des 20 et 21 septembre 2024)
Jour J-1 (jeudi 19 septembre 2024) : réveil aux aurores, nous nous apprêtons en vitesse, le trajet sera long. A peine installé dans la voiture, je programme le GPS sur la destination finale. A ma grande surprise, mon épouse s’insurge : mais pourquoi tu as affiché Toulon ? Ben mince, alors, mon esprit encore embrumé a dû décaler les sons, à l’insu de mon plein gré… Je corrige, avec quelque regret, le programme me semblait original. Et c’est parti pour Toulouse.
Nous sommes logés à l’hôtel Clarion de Blagnac. L’accueil, que notre président a voulu, est des plus sympathiques, avec nos deux charmantes hôtesses/organisatrices, Marylène et Agnès, qui nous attendent et nous remettent un cadeau de bienvenue : une bouteille de vin rouge local, quelques friandises, et surtout le superbe nouveau livre sur le SEA, tout récemment édité, sans compter l’ouvrage plus ancien sur les insignes du SEA. En soirée nous avons droit à un « mal nommé » afterwork (en effet, pour la plupart, nous n’avons pas travaillé !), légère collation (désolé, mais fallait la faire…) qui offre l’avantage de réunir tous les participants dans une ambiance détendue. Comme on pouvait s’y attendre, le bar était bondé.
Le vendredi matin, de bonne heure, les choses sérieuses commencent, avec la visite de l’entreprise Airbus et du Musée Aéroscopia. Nous arrivons sur le site Jean-Luc Lagardère, où nous avons droit à un accueil VIP, avec café et viennoiseries. Puis présentation en salle du site et des activités mondiales d’Airbus, complétée par une présentation des CAD par l’IC2 Sylvie, du CETSEO (traduction en français ancien : du Labo). Le cerveau encore au ralenti après le voyage de la veille, je m’interroge : on nous parle de SAF ou de CAD ? Mais kézako ? Mes voisins, dotés de neurones plus avisés que le(s) mien(s), me disent que c’est la même chose : les CAD sont les « carburants d’aviation durables », en un mot ou deux les « bons carbus », comme on disait autrefois au Labo. Alors que les SAF sont les « sustainable aviation fuel », in one word or two, the « good jet fuels » (réflexion faite, ça ne donne rien en anglais !). A l’issue de la visite, nous garderons en mémoire la ligne d’assemblage final du A321. Impressionné devant l’immensité de ces différents éléments, je pense de suite au grand Pascal qui, quelques siècles plus tôt et dans un autre contexte, déclarait être pris de livides pensées devant la fiction des éléments. Nous sommes en particulier ébahis par la longueur des ailes, et notre guide nous avoua que les patrons, issus d’une grande école d’ingénieurs (Polytechnique, ou en plus court l’X), avaient fait appel à des Ixettes, expertes en matière de fixation des ailes. Pour éviter que les Airbus servent à autre chose que du transport de passagers (par exemple au transport de drogue ou de bétail…), les grands patrons ont pris toutes mesures pour qu’on ne puisse plus trouver plein d’ânes dans l’Airbus. A la limite, pour favoriser le commerce avec la Russie, ils acceptent de transporter des ânons, mais sous réserve qu’ils soient bien russes. Et un cadre, autrefois orthophoniste et plein d’humour, nous assure qu’avec l’Airbus on peut sortir des vannes au présent.
L’après-midi est consacré à la visite du 1er RTP (régiment de train parachutiste), basé à Cugnaux. Après une présentation en salle, nous assistons à une petite cérémonie organisée par notre major préféré, pour une remise de décoration à l’AT (R) Géraldine, suivie d’un dépôt de gerbe au monument aux morts. Nous visitons ensuite les installations du régiment, avec des salles immenses pour l’entretien des parachutes, et d’autres pour le stockage sur palettes de colis volumineux, prêts à être embarqués pour une livraison urgente. Une maquette de l’arrière de la carlingue de l’Airbus A400M, avion de transport militaire européen, a été construite dans un hangar, à l’échelle réelle et avec un grand réalisme, pour l’entraînement au largage des colis lourds et volumineux. Chemin faisant, Christian, grand contrepèteur devant l’Eternel, remarque une stèle dédiée à Pégase. Mais que vient donc faire ici ce cheval ailé de la mythologie grecque ? C’est le symbole du régiment : aussi fougueux que l’étalon et rapide que l’oiseau pour assurer la livraison des équipements au plus vite. Christian me fait part des confidences (fictives) du colonel commandant le régiment, sensible à la lutte contre les effets de serre : pas question pour lui de lâcher Pégase, même quand il dîne.
En soirée, nous nous retrouvons au restaurant de l’hôtel, la brasserie l’Hélice. Impossible de se tromper : une énorme hélice est effectivement exposée dans l’entrée. Quelle bath hélice ! s’exclamèrent quelques anciens aviateurs, nostalgiques. La plupart des convives avaient opté pour la spécialité locale, le cassoulet de Toulouse. Un érudit nous expliqua l’étymologie lointaine du mot, un peu compliquée et aussi controversée. Dès la création de l’Occitanie, les jeunes filles du cru, en recherche d’aventure, s’étaient rabattues sur des pistes indigènes, découvrant ainsi la saucisse de Toulouse. Leurs compagnons de jeu, quelque peu désabusés par les crus locaux, qui les gâtaient, préféraient se réunir entre eux, formant des groupes et des clans. Ils buvaient sec et mangeaient des haricots, afin, disaient-ils, de pouvoir contrepèter cent t’ans (liaison indispensable, matérialisée). Ils prétendaient offrir à leurs amies des fines sans dépôts, mais les toulousaines finirent par délaisser leurs marcs, qu’elles trouvaient trop doux, préférant se rabattre sur un madiran bien chambré. Et elles prirent l’habitude – même si l’habitude est pas trop logique – d’appeler ce type de réunion, avec un peu de dédain, le « clan des gars saoulés ». La langue fourchant parfois à travers les âges, et le virus de la contrepèterie aidant, ce vocable se transforma en « gland des cassoulets », rappelant ainsi que la saucisse et les haricots sont des éléments essentiels du cassoulet de Toulouse. Le soir même, à peine avions nous rejoint nos chambrées, qu’une alarme s’est déclenchée dans tout l’hôtel. Certains, persuadés qu’il s’agissait d’une fuite de gaz (conséquence du cassoulet ?), se retrouvèrent à la réception, parfois en caleçon (authentique). Le réceptionniste, prétendant qu’il s’agissait d’un exercice, les félicita de ne pas avoir coupé cette partie de la leçon. Curieux !
Le lendemain, samedi 21 septembre, les congressistes se sont retrouvés en salle pour l’AG suivie par une présentation de la nouvelle organisation du SEO, pendant que les conjoints partaient en ville pour visiter le musée régional de la Résistance et de la Déportation. L’après-midi a été consacré à la visite de Toulouse. Pour rejoindre le centre-ville, notre bus a longé le canal du Midi, construit par Riquet. Un bon canal, précisent les guides. Nous passons devant le Musée de la violette, situé sur une péniche, mais sans prendre le temps de s’y arrêter. C’est sous Napoléon qu’un de ses fidèles a ramené cette délicate fleur d’Italie et qu’il a collé la violette à l’image de Toulouse. Pendant longtemps les ventes ont été fastes, mais la concurrence venue d’Italie a mis fin à ce commerce.
Nos bus avancent péniblement. Pas étonnant, c’est la journée du patrimoine, et Toulouse est encombrée. De plus, à l’approche du centre-ville, les bus sont bloqués à cause d’une manifestation propalestinienne. Et pour tout arranger, la pluie tombe à nouveau. Ce n’était pas vraiment le bon jour pour visiter Toulouse, mais avions-nous le choix dans la date ? Nous suivons notre guide dans les rues de Toulouse, mais on se demande où est la ville rose. Avec ce gros temps qui sévit, l’averse d’orage se déverse allègrement sur nous. La ville rose nous apparaît bien grise, et les membres (virils, forcément…) en ont la mine piteuse.
Mais revenons sur le rose typique de Toulouse : il correspond bien évidemment à la couleur de la brique, utilisée majoritairement pour construire les murs ou habiller les façades. Il semble que cette tradition remonte à la plus haute antiquité, car les historiens ont retrouvé des textes, dont ils ont bien étudié le sens, qui relatent la curiosité manifestée par Junon, sœur et épouse de Jupiter, pour Saturne et ses briques (en toute rigueur, il faudrait aussi permuter « sa » et « ses », histoire de respecter l’anatomie). Alors que Jupiter avait chassé son père Saturne du Ciel, Junon, déesse de la féminité, avec sa face bienveillante, avait alors tout fait pour que son mari ne batte pas Saturne. Ah, ces histoires de famille et de mythologie, il ne faut pas se laisser abuser !
En fait, comme nous l’a souligné notre charmante guide, Toulouse n’a pas toujours été qualifiée de ville rose. Plus proche de notre époque, il y a une centaine d’années, les riches toulousaines, à l’instar des bordelaises qui adoraient le blanc des Graves, avaient fini par avoir elles aussi le goût du blanc en elles. Irritées par toutes ces briques, alors même que les propriétaires d’hôtels n’hésitaient pas à balancer des briques sur leurs z’hôtes (liaison matérialisée, indispensable), elles finirent par convaincre leurs époux de recouvrir toutes les façades d’un crépi clair. « Mettons un bon coup de blanc pour la Garonne », dirent alors en chœur les nobles capitouls, compatissants ! Fermat, le grand scientifique multidisciplinaire, avait même développé une thèse avec les briques ! Il avait étudié la possibilité de construire des quais de bronze avec des briques de treize (d’accord, la version traduite ne manque pas d’ « r », mais normal, on est en Occitanie…) ! Mais il finit par plier devant son épouse qui, lorsqu’il mettait son habit de cérémonie, s’insurgeait : « As-tu vraiment besoin d’une brique pour tes épaulettes ? ». Puis le goût du blanc est passé, et Toulouse est redevenue la ville rose. Les toulousaines en avaient paraît-il la rate toute chose.
La guide nous expliqua les périodes dramatiques vécues par Toulouse et sa région au temps des cathares, et la difficulté à bien faire la différence entre occitans et hérétiques. La Garonne a joué un rôle fondamental dans le développement de la ville, et plus récemment, alors que la France découvrait de lointaines contrées exotiques, il n’était pas rare de voir le boutre d’un sultan s’écouler tout doucement sur le confluent de la Garonne (grande classique, avec une permutation circulaire).
Nous rejoignons la place du Capitole, sans nous attarder. Mais c’est là qu’hier même, devant l’hôtel de ville, les Toulousain(e)s ont célébré leurs récents héros des JO, dont les deux plus célèbres, Léon Marchand et Antoine Dupont, tous deux originaires de Toulouse. Une admiratrice, adepte des animaux exotiques, avait même emmené son caméléon. Alors qu’elle traversait la Garonne en empruntant le pont Neuf, on a pu observer sur son pont ce caméléon (charmant, of course…). Alors qu’Antoine Dupont, bien fatigué, portait encore les stigmates du Mondial 2023, lors du match contre la Namibie, ce qui lui a valu d’être interpelé par un admirateur compatissant : « Hé, Dupont, t’es très cassé ? ».
Pour commencer la visite de la ville, notre guide nous fait emprunter la rue du Taur, avec un arrêt devant l’église fortifiée Notre Dame du Taur. Ce nom vient du martyr de St Sernin, aussi appelé St Saturnin, alors évêque de Toulouse. La famine qui régnait avait fini par conduire les toulousains à attacher leur évêque derrière un taureau, qui le traîna et s’arrêta à l’endroit même où l’église a été construite. St Sernin ne s’en remit pas, et c’est peut-être là l’origine du jeu de mot qui faisait fureur quand nous étions gamins : « Attention, si t’as tort, le Taur tue » ? Mais peut-être que ça n’a rien à voir ? La guide attira notre attention sur les superbes hôtels particuliers construits par les notables ayant fait fortune avec la culture du pastel, cette plante à fleur jaune qui curieusement permettait d’obtenir une teinture bleue. Elle nous expliqua qu’après le développement de l’indigo, le pastel fût abandonné, et les notables transformèrent leurs exploitations en plantant du blé, et se firent encore beaucoup de… blé. Christian, innocemment, lui demanda si la conquête du blé avait empêché les seigles de régner (authentique). Fort justement, la guide lui répondit qu’elle n’en savait fichtre rien. Au bout de la rue, nous voyons le Lycée Fermat, ainsi nommé en l’honneur de ce grand mathématicien né à Toulouse.
Puis nous poursuivons jusqu’à la basilique St Sernin/St Saturnin, lequel (puisqu’il s’agit de la même personne) était un saint campagnard. Certainement bien doté par la nature, car les textes nous disent que St Sernin était réputé pour sa belle pâture, toujours verte. L’église - le plus grand édifice roman d’Europe - a été conçue pour accueillir les pèlerins. La guide nous invite à entrer, bien qu’un office soit en cours (fictif, c’était la journée du patrimoine). Bel office, cette messe, il faut le dire, mais elle nous a mis en garde : « N’allez pas à la messe sans foi ! ». Nous étions tous d’accord avec elle. Tout au long du déambulatoire se succèdent châsses et chapelles, toutes plus belles les unes que les autres. Quelles châsses, et quelle fête ! Nous apprenons que nombreux sont les légionnaires qui, au terme d’une longue marche, se rendent en pèlerinage sur ce site (fictif, pure divagation de ma part) et arpentent le déambulatoire. Il leur faut de solides pieds pour arriver jusqu’à ces belles ch_âsses. Devant une chapelle rayonnante, on a pu voir la mine d’un légionnaire qui s’allongeait, alors qu’un paroissien déclarait trouver une belle mine à son chapeau. Les reliques de nombreux saints, dont celles de St Sernin, sont soigneusement cachées dans les châsses, et il est fréquent qu’un légionnaire escalade quelques bancs, attiré par des reliques pas toujours très catholiques. Dans la nef, on peut admirer des vitraux anciens, qui racontent l’histoire du Christ et où les saints sont expliqués. Comme ce vitrail qui représente un voleur, fêlé après la vénération, et Jésus qui lui pardonne, expliquant à ses apôtres que les péchés n’ont pas de date.
Puis la guide nous fît visiter le couvent des Jacobins, église conçue pour la prière, à l’attention des pauvres. La voûte impressionnante est soutenue par d’imposantes colonnes, bien branchées, telles des palmiers. Ces énormes supports cylindriques pourraient faire penser à des piliers de mines. De nos jours encore, nous a-t-elle dit, les bonnes sœurs se lèvent au couchant. Et comme l’avait déjà noté Rabelais, ce couvent était le point de rendez-vous des bons Cordeliers. Plus tard, les vocations se faisant plus rares, les moines firent appel à des pères convers pour exécuter les différents travaux de la vie quotidienne.
Et notre visite de Toulouse se termina par la place du Capitole, joyau de la ville. Ce nom de lieu vient des capitouls, les notables toulousains. La vue est agrémentée par une ombrière, installée près des bars et restaurants afin de se protéger de la chaleur. Vu le temps, froid et pluie, on n’en aurait pas eu besoin, mais les rubans dorés, qui flottent dans le vent, sont du plus bel effet. Les plafonds peints des galeries célèbrent quelques personnalités de Toulouse. On y voit les capitouls, bien sûr, et une fresque glorifie Carlos Gardel. Et heureusement le peintre n’a pas oublié un portrait de Nougaro, cet auteur, compositeur, interprète et poète, décédé en 2004, qui nous a livré tant de succès passés à la postérité : Le cinéma, Une petite fille, Le jazz et la java, Je suis sous, Armstrong, Toulouse, Nougayork… Le grand, le génial Claude Nougaro, dont l’amour était partagé entre Toulouse et la capitale, rendait ainsi hommage à cette place du Capitole et au mathématicien Fermat, en déclamant avec son accent sublime : « Oh ! Capitole, que j’aime tes maths ». Sacré Fermat, qui énonçait ses théorèmes en notant qu’il n’avait pas le temps de transcrire la démonstration (authentique) : c’était bien lui le spécialiste des maths impossibles. Ce grand savant s’était illustré aussi en physique moléculaire (fictif), car des textes nous rapportent que l’épouse d’un capitoul, prise en fâcheuse posture, aurait prétendu que c’est Fermat qui avait découvert la mole, et devant le capitoul, celui-ci ne put qu’acquiescer.
Et pour terminer cette agréable visite, toujours sous la pluie, nous faisons un détour par un site célèbre, souvent utilisé pour représenter Toulouse : les quais de la Daurade. En face de nous le Pont Neuf, qui selon les géomètres fait bien soixante pieds, l’Hôtel Dieu St Jacques et juste devant, ce qu’il reste du pont de la Daurade : la dernière pile, forcément bienvenue. Mais surtout, au loin on aperçoit le dôme de la chapelle de La Grave, incontournable sur toutes les vues de Toulouse, très coloré quand le soleil veut bien faire son apparition.
Et pour clôturer le séjour toulousain par une friandise, nous dînons au cabaret La Vénus, avec spectacle de music-hall à la clé, les organisateurs ayant décidé de nous encanailler. Dès l’entrée on est un peu surpris, on hésite entre masculin et féminin, au point que notre chef de file demande : est-ce bien là, La Vénus ? La créature androgyne, et vraisemblablement dyslexique, lui répond sans hésiter que la troupe est très à cheval sur l’hygiène. Une fois le dîner avalé, nous avons droit à quelques morceaux choisis du répertoire de Claude Nougaro. Excellent, on croirait voir et entendre l’artiste 20 ans après sa disparition ! Puis le meneur/meneuse de revue, sulfureux à souhait, prend l’affaire en main et nous présente le nouveau spectacle. Dans ses habits moulants, il mène la danse, et c’est sûr, il ne danse pas comme un ballot (permutation circulaire). Son fil rouge est la recherche d’une millionnaire, et c’est un membre (viril) de notre groupe qui est l’élu pour monter sur scène, jouant le jeu à merveille. Il prend le temps de nous présenter chaque artiste qui se produit sur scène, et nous révèle leur devise : « L’art Vénus ». Et pendant toute la soirée nous aurons l’occasion de voir sur scène quelques paires de folles, très expressives, auxquelles il ne manque que la paresse.
Et c’est sur ces hautes pensées que s’acheva notre visite de Toulouse la belle. Mais malheureusement, pour Claude, une chute malencontreuse sur un banc devant l’hôtel lui laissa un souvenir inattendu : double fracture au poignet, nuit aux Urgences de Toulouse, bras dans le plâtre et opération à la clé. De quoi méditer la sentence attribuée (à tort ?) à Hippocrate : « L’abus des luxations mène à la fêlure ».







